Un euro égal une minute de recherche financée. La Fondation Recherche Alzheimer lance comme chaque année sa quête nationale, afin de récolter des dons au profit de la recherche contre cette maladie.
Du 15 au 23 mars, les bénévoles sillonneront les rues de France et Lyon ne déroge pas à la règle. Véronique Pernoud est déléguée du Rhône pour la Fondation Recherche Alzheimer, mais avant ça, elle a vécu le rôle d’aidante pour sa mère ayant souffert de la maladie. Elle est au micro d’Inès Krimi.
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21 ans plus tard, la recherche continue. Si la maladie d’Alzheimer laisse souvent peu d’espoir car on ne sait pas encore la soigner, certains poursuivent le combat, c’est le cas de la Fondation Recherche Alzheimer. Créée en 2004, la fondation a financé pour 23 millions d’euros de recherche. Le but principal : soutenir la recherche sur des programmes longs, afin de connaître les mécanismes de la maladie et permettre le diagnostic le plus précoce possible.
Véronique Pernoud est déléguée du Rhône pour la Fondation Recherche Alzheimer. Si elle l’a rejointe en 2021, c’est car elle a une histoire personnelle avec la maladie. Sa mère, décédée en 2019, en a souffert, et Véronique et sa famille l’ont accompagnée pendant presque 10 ans.
Suite à cela, elle a souhaité s’investir pour aider d’autres malades et leurs familles. Et pour cela, elle cherchait « quelque chose qui soit tourné vers l’avenir et tourné vers l’espoir. »
Faire un diagnostic tôt pour intervenir et ralentir la progression de la maladie
« L’espoir final c’est de trouver un traitement qui permettrait de guérir des personnes atteintes. Aujourd’hui, c’est au point zéro même si on a des espoirs de molécules qui ouvrent des portes sur des ralentissements du développement de la maladie, ce qui pourrait apporter un peu de confort. Faire un diagnostic tôt pour intervenir et ralentir la progression, c’est déjà permettre aux familles d’avoir un petit palier de confort qui leur permet d’accompagner la personne. Et comme on est aussi sur des tranches d’âge un peu élevées… Peut-être que ralentir la maladie suffirait à gagner sur l’espérance de vie qui fait qu’on serait moins dans la grande dépendance, comme on l’est aujourd’hui, pour aller jusqu’au bout de sa vie. »
Si certains traitements ont déjà été mis à l’essai à l’international, ce n’est encore rien de concret. Ce qui pousse la fondation à essayer de se faire connaître. Car oui, l’une des missions de la Fondation Recherche Alzheimer est aussi de sensibiliser. Et d’informer le grand public sur cette maladie.
Une maladie qui, selon Véronique Pernoud, devient un enjeu majeur de santé publique en France. « On s’aperçoit qu’on a des gens de plus en plus sensibles à cette question parce qu’aujourd’hui il y a un million de malades en France. On a à peu près pour chaque malade, au moins deux aidants dans chaque famille voire trois. Ca veut dire qu’on a 2 voire 3 millions de personnes touchées par la maladie. Mon conseil d’aidante est : ne restez pas isolés. Dès les premières alertes, il ne faut pas hésiter à consulter des spécialistes ».
Une modification de l’état général de la personne doit alerter…
« Les symptômes de la maladie sont évidemment l’oubli, les mots qui manquent. Ca peut être la déprime, ou des chutes à répétition… En fait ce dont il faut faire attention, c’est surtout à une modification de l’état général de la personne. C’est-à-dire qu’il y a plein de signes que souvent l’entourage perçoit, et ça va être des signes alertants. » rajoute Véronique.
Si vous souhaitez faire un don à la fondation, c’est possible toute l’année. Mais la Fondation Recherche Alzheimer organise également sa quête nationale annuelle. Cette année elle a lieu du 15 au 23 mars. A Lyon, ce sont une trentaine de bénévoles qui sillonneront les rues à la recherche de dons.
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